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L'Assemblée nationale · Première lecture · Scrutin n° 8707

L'Assemblée nationale rejette la motion de rejet préalable du budget 2027 déposée par les socialistes et LFI-NFP

Les députés ont rejeté par 236 voix contre 149 la motion de rejet préalable déposée par les présidents des groupes LFI-NFP et Socialistes contre le projet de loi de finances pour 2027. Le texte reste donc en discussion en première lecture.

Vote du mardi 13 octobre 2026 · Par la rédaction Legiwatch · Mis à jour le

Rejetée
Pour
149
Contre
236
Abstentions
0
Majorité requise
193

Ce que contient le projet de budget selon le gouvernement

Présentant le texte, le ministre de l'économie Roland Lescure a expliqué que le projet de loi de finances vise un déficit public ramené à 5 % du produit intérieur brut en 2027, contre 5,4 % attendu cette année, avec un objectif de retour à 3 % en 2029. Il a évoqué « 43 milliards de mesures nouvelles qui combinées à la montée en charge d'économies décidées antérieurement, représentent au total un effort de redressement inédit des comptes publics de 54 milliards d'euros l'année prochaine ».

Le député Mickaël Bouloux (SOC) a précisé que, hors défense, les crédits des ministères seraient stabilisés en euros courants, tandis que les collectivités territoriales seraient associées à l'effort avec un objectif de contenir la progression de leurs dépenses de fonctionnement au niveau de l'inflation. Le ministre Roland Lescure a par ailleurs annoncé le maintien du crédit d'impôt recherche, du pacte Dutreil et du soutien à l'apprentissage, ainsi que l'extension du crédit d'impôt industrie verte et la création d'un suramortissement pour la robotisation des entreprises.

La ministre de la transition écologique Monique Barbut a détaillé les arbitrages budgétaires de son ministère, évoquant une hausse du fonds vert à 1 milliard d'euros, une augmentation de 10 % des moyens alloués à la forêt et le maintien du fonds Barnier à son plus haut niveau, tout en reconnaissant une baisse des autorisations d'engagement sur le fonds chaleur et des réductions d'effectifs dans les opérateurs du ministère, des points sur lesquels le ministre délégué Mathieu Lefèvre est également revenu dans ses réponses aux parlementaires.

Les arguments des défenseurs de la motion de rejet

Présentant la motion au nom des groupes socialiste et LFI-NFP, Estelle Mercier (SOC) a dénoncé un budget qu'elle juge injuste, affirmant que « ce qui caractérise ce budget, ce n'est pas la responsabilité, c'est l'injustice » et reprochant au gouvernement de ne proposer « aucune contribution nouvelle dédiée au patrimoine et des hauts revenus » tout en demandant des efforts aux retraités, aux malades et aux fonctionnaires.

Marianne Maximi (LFI-NFP) a annoncé que son groupe voterait la motion en dénonçant un budget qui, selon elle, épargne « les ultra riches ». Eva Sas (ECOS) a également indiqué que son groupe voterait pour la motion, estimant que « le bloc central et le rassemblement national ont voté main dans la main pour protéger les plus riches et les grandes entreprises » en commission et dénonçant des coupes dans les crédits de l'écologie après l'été 2026.

Les arguments des opposants à la motion

Plusieurs orateurs de la majorité et d'autres groupes ont appelé au rejet de la motion au nom du débat parlementaire. Paul Midy (EPR) a estimé que le vote de cette motion reviendrait, selon lui, à refuser que la France ait un budget et a critiqué les projets financiers du Rassemblement national, évoquant « 125 milliards de fantaisies ».

Jean-Paul Mattei (DEM) a dit ne pas comprendre la démarche des socialistes, demandant « pourquoi voulez-vous priver cet hémicycle de ce débat ? ». Félicie Gérard (HOR) a expliqué que son groupe voterait contre la motion car « adopter cette motion empêcherait toute discussion et renforcerait l'instabilité économique de notre pays ».

Du côté de la droite, Marie-Christine Dalloz (DR) a jugé les arguments socialistes infondés, rappelant les « budgets de 2012 à 2017 » du Parti socialiste, tandis que Philippe Juvin (DR), sans intervenir directement sur la motion, a défendu un budget d'effort qu'il juge toutefois insuffisant sur la réduction de la dépense publique. Charles de Courson (LIOT) a indiqué que son groupe, bien qu'opposé au texte en l'état, voterait contre la motion afin de permettre l'examen des amendements. Le Rassemblement national, par la voix de Sophie-Laurence Roy, a également annoncé son vote contre la motion, estimant que « rejeter ce texte, ce serait renvoyer au Sénat tel quel, avec le rabot sur les retraités et la taxe sur les malades ».

Le vote groupe par groupe

Groupe Membres Pour Contre Abst. Répartition
RN 121 0 62 0
EPR 90 0 64 0
LFI-NFP 70 51 0 0
SOC 68 64 0 0
DR 47 0 33 0
ECOS 38 26 0 0
DEM 37 0 29 0
HOR 35 0 27 0
LIOT 23 0 8 0
UDR 17 0 9 0
GDR 17 8 0 0
NI 11 0 4 0

Pour Contre Abstention Non-votant ou absent

Et maintenant ?

La motion étant rejetée, l'Assemblée nationale a poursuivi l'examen du texte.

Le texte

Projet de loi de finances pour 2027 (projet de loi, déposé le 1 octobre 2026).

Tous les votes et l'avancement de ce texte

Pour comprendre

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Article rédigé par Legiwatch avec l'aide d'une intelligence artificielle, à partir du compte rendu officiel des débats et des données de l'Assemblée nationale (fiche officielle du scrutin). Les arguments sont attribués à leurs auteurs, les citations et les chiffres sont vérifiés automatiquement dans les sources avant publication. Une erreur ? Signalez-la. Mis en ligne le 14 octobre 2026.