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Proposition de loi · fiche du texte

Loi sur la stratégie nationale de lutte contre les maladies cardio-neuro-vasculaires : ce que contient le texte adopté

Cette proposition de loi crée une stratégie nationale de prévention des maladies cardio-neuro-vasculaires, renforce les rendez-vous de prévention et de dépistage à différents âges de la vie et instaure une sensibilisation annuelle des salariés en entreprise. Adoptée définitivement après commission mixte paritaire, elle a été promulguée le 27 juillet 2026.

Déposé le 23 décembre 2025 · procédure accélérée · Fiche mise à jour le

Ce que change le texte, article par article

L'article 1er du code de la santé publique complète les rendez-vous de prévention existants : le professionnel de santé peut désormais mettre à disposition du patient des outils de repérage précoce validés scientifiquement, et un dépistage des maladies cardio-neuro-vasculaires et des maladies cardiaques structurelles est proposé lors de ces rendez-vous, en tenant compte des déterminants propres au risque cardiovasculaire des femmes. Un nouvel article instaure une stratégie nationale pluriannuelle définie par l'État en coordination avec chercheurs, professionnels de santé et usagers, visant explicitement à réduire les inégalités sociales et territoriales de prévention, de diagnostic et de prise en charge. Un rendez-vous de dépistage précoce de l'hypercholestérolémie familiale est instauré dans l'année suivant le sixième anniversaire de l'enfant ; en commission au Sénat, un amendement du groupe Les Républicains a proposé d'y ajouter le dépistage du diabète de type 1 préclinique.

L'article 2 modifie les exceptions à l'exercice illégal de la médecine pour autoriser plusieurs professions à mesurer la pression artérielle dans une démarche de prévention cardio-neuro-vasculaire, notamment les masseurs-kinésithérapeutes et les pharmaciens ; un amendement du groupe Écologiste et Social, adopté en commission à un autre endroit du texte, a par ailleurs prévu, via une modification du code de la sécurité sociale, que la mesure de la pression artérielle par les masseurs-kinésithérapeutes soit rémunérée par l'assurance maladie.

L'article 3 modifie le code du travail pour intégrer aux missions des services de prévention et de santé au travail des actions de dépistage, notamment des maladies cardio-neuro-vasculaires, et des actions de sensibilisation annuelles aux facteurs de risque mentionnés à l'article 1er. Ces actions peuvent être réalisées en partenariat avec des associations de prévention agréées, des communautés professionnelles territoriales de santé, des étudiants en santé, des mutuelles, des institutions de prévoyance ou des entreprises d'assurance. La visite médicale de mi-carrière doit également comporter une sensibilisation à ces facteurs de risque et un dépistage précoce est proposé au travailleur à cette occasion.

L'article 4 prévoit que les actions de promotion de la santé à l'école incluent la sensibilisation aux facteurs de risque cardio-neuro-vasculaires et soient réalisées une fois par an dès l'école élémentaire, dans des conditions fixées par décret.

L'article 5 organise l'évaluation de la loi : un rapport gouvernemental doit être remis dans un délai de trois ans, indiquant le nombre de personnes ayant bénéficié des actions de dépistage et de sensibilisation, le coût de ces actions et les économies générées, notamment sur les indemnités journalières et le produit intérieur brut.

Les objectifs affichés par les auteurs

Selon l'exposé des motifs, les maladies cardio-neuro-vasculaires demeurent la deuxième cause de mortalité chez les femmes et les hommes, avec plus de 1,2 million d'hospitalisations et environ 140 000 décès en 2022. Les auteurs citent une étude publiée en juillet 2025 dans le New England Journal of Medicine selon laquelle la maîtrise des cinq principaux facteurs de risque permettrait de gagner jusqu'à quatorze années d'espérance de vie.

Les auteurs soulignent également le poids économique de ces pathologies, évoqué à environ 20 milliards d'euros par an tous soins confondus, et le retard français en matière de dépenses de prévention par rapport à l'Allemagne ou l'Autriche. Ils présentent le texte comme un complément aux politiques existantes, « non en s'y substituant, mais en apportant des outils supplémentaires, adaptés et proportionnés ».

Les débats et positions en commission et en séance

De nombreux amendements de coordination portés par le groupe Droite Républicaine ont visé à harmoniser la liste des facteurs de risque entre les différents articles du texte, notamment l'ajout de la sédentarité, de l'obésité et de l'excès de consommation d'alcool aux dispositifs de repérage en entreprise, en cohérence avec les ajouts opérés à l'article 1er.

Le groupe Socialistes et apparentés a cherché à rétablir en séance une obligation ferme pour les employeurs d'organiser au moins une fois par an une action de sensibilisation, obligation qu'il jugeait supprimée en commission par les députés du « socle commun » et remplacée par un enrichissement des missions des services de prévention et de santé au travail ; ces amendements, dont un de repli limité aux entreprises de plus de 250 salariés, ont été rejetés.

Le groupe La France Insoumise a porté plusieurs amendements pour élargir la sensibilisation aux facteurs de risque environnementaux et psychosociaux, pour prioriser l'implication du comité social et économique dans l'organisation des actions en entreprise, ou pour que le temps de sensibilisation soit considéré comme du temps de travail ; ces amendements ont été rejetés en séance, tandis que plusieurs de ses demandes de rapport ont été adoptées en commission, notamment sur le remboursement intégral des examens de dépistage, les dépassements d'honoraires en cardiologie et une campagne de sensibilisation dans l'enseignement supérieur.

Le groupe Écologiste et Social a proposé en commission de conserver l'annualité des actions de sensibilisation en entreprise face à une réécriture de l'article 2 portée par le groupe Ensemble pour la République, jugeant qu'il n'était « pas tolérable que notre commission entérine un recul par rapport aux ambitions initiales du texte » ; ce sous-amendement a été adopté. Le groupe a également tenté, sans succès, de faire consacrer en séance le rôle de Santé publique France dans les campagnes de prévention, ainsi que d'exclure les assureurs privés des opérateurs de sensibilisation en entreprise.

M. Rousset, du groupe Ensemble pour la République, a fait adopter en séance des amendements limitant la portée normative du texte au nom de la liberté de prescription, en conditionnant la proposition de dépistage à une recommandation de la Haute Autorité de Santé et en supprimant le caractère obligatoire de cette proposition.

Les apports du Sénat

En commission au Sénat, le groupe Les Républicains a fait adopter un amendement permettant que le rendez-vous de dépistage de l'enfant serve également à repérer le diabète de type 1 préclinique. Le groupe Écologiste, Solidarité et Territoires a fait inscrire l'objectif de réduction des inégalités sociales et territoriales dans la stratégie nationale. Le groupe Les Indépendants, République et Territoires a fait adopter une périodicité annuelle des actions de prévention à l'école, du CM1 jusqu'à la fin du lycée, et le groupe Socialiste, Écologiste et Républicain a fait ajouter l'alimentation à la liste des facteurs de risque abordés lors des rendez-vous de prévention et en entreprise.

Où en est le texte

Déposée le 23 décembre 2025 et examinée selon la procédure accélérée, la proposition de loi a été adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale le 8 avril 2026, puis en première lecture au Sénat entre avril et juin 2026. Une commission mixte paritaire s'est réunie du 10 juin au 20 juillet 2026 ; ses conclusions ont été adoptées par l'Assemblée nationale le 20 juillet 2026, par 462 voix pour et aucune voix contre, tous les groupes ayant voté majoritairement pour. Le texte a été promulgué le 27 juillet 2026.

Les amendements à retenir

  • Amendement n° 14 · ART. 2 · SOC · Adopté

    Amendement des députés socialistes visant à intégrer la sensibilisation à la sédentarité dans la visite médicale de mi-carrière, adopté en séance à l'article 2.

    M. Califer, M. Aviragnet, Mme Bellay, Mme Dombre Coste, Mme Froger, Mme Godard, M. Guedj, M. Houlié, Mme Runel, M. Simion, M. Barusseau, Mme Allemand, M. Baptiste, Mme Battistel, M. Baumel, M. Belhaddad, M. Benbrahim, M. Bouloux, M. Philippe Brun, Mme Capdevielle, M. Christophle, M. Courbon, M. David, M. Delaporte, M. Delautrette, Mme Diop, M. Dufau, M. Echaniz, M. Eskenazi, M. Faure, M. Fégné, M. Garot, M. Gokel, Mme Got, M. Emmanuel Grégoire, M. Hablot, Mme Hadizadeh, Mme Herouin-Léautey, Mme Céline Hervieu, M. Hollande, Mme Jourdan, Mme Karamanli, Mme Keloua Hachi, M. Leseul, M. Lhardit, Mme Mercier, M. Naillet, M. Oberti, Mme Pantel, M. Pena, Mme Pic, Mme Pirès Beaune, M. Potier, M. Pribetich, M. Proença, Mme Rossi, Mme Rouaux, M. Aurélien Rousseau, M. Roussel, Mme Récalde, M. Saint-Pasteur, Mme Santiago, M. Saulignac, M. Sother, Mme Thiébault-Martinez, Mme Thomin, M. Vallaud, M. Vicot, M. William et les membres du groupe Socialistes et apparentés, 68 cosignataires · Assemblée nationale, examen en séance , déposé le 2 avril 2026

  • Amendement n° 16 · ART. PREMIER · EPR · Adopté

    Amendement de M. Rousset (Ensemble pour la République) conditionnant la proposition de dépistage par le médecin à une recommandation de la Haute Autorité de Santé, adopté à l'article 1er.

    M. Rousset · Assemblée nationale, examen en séance , déposé le 2 avril 2026

  • Amendement n° 4 · ART. PREMIER · LFI-NFP · Rejeté

    Amendement du groupe La France Insoumise visant à inclure les facteurs de risque environnementaux et psychosociaux dans les rendez-vous de prévention, rejeté en séance.

    Mme Erodi, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, M. Arnault, Mme Belouassa-Cherifi, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Cadalen, M. Caron, M. Carrière, Mme Cathala, M. Cernon, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Coulomme, M. Delogu, M. Diouara, Mme Dufour, Mme Feld, M. Fernandes, Mme Ferrer, M. Gaillard, Mme Guetté, M. Guiraud, Mme Hamdane, Mme Hignet, M. Kerbrat, M. Lachaud, M. Lahmar, M. Laisney, M. Le Coq, M. Le Gall, Mme Leboucher, M. Legavre, Mme Legrain, Mme Lejeune, Mme Lepvraud, M. Léaument, Mme Élisa Martin, M. Maudet, Mme Maximi, Mme Mesmeur, Mme Manon Meunier, M. Nilor, Mme Nosbé, Mme Obono, Mme Oziol, Mme Panot, M. Pilato, M. Piquemal, M. Portes, M. Prud'homme, M. Ratenon, M. Saint-Martin, M. Saintoul, Mme Soudais, Mme Stambach-Terrenoir, M. Aurélien Taché, Mme Taurinya, M. Tavel, Mme Trouvé et M. Vannier, 70 cosignataires · Assemblée nationale, examen en séance , déposé le 2 avril 2026

  • Amendement n° 1 · ART. 2 · SOC · Rejeté

    Amendement des députés socialistes visant à rétablir l'obligation annuelle pour les employeurs d'organiser une action de sensibilisation, rejeté en séance.

    M. Califer, M. Aviragnet, Mme Bellay, Mme Dombre Coste, Mme Froger, Mme Godard, M. Guedj, M. Houlié, Mme Runel, M. Simion, M. Barusseau, Mme Allemand, M. Baptiste, Mme Battistel, M. Baumel, M. Belhaddad, M. Benbrahim, M. Bouloux, M. Philippe Brun, Mme Capdevielle, M. Christophle, M. Courbon, M. David, M. Delaporte, M. Delautrette, Mme Diop, M. Dufau, M. Echaniz, M. Eskenazi, M. Faure, M. Fégné, M. Garot, M. Gokel, Mme Got, M. Emmanuel Grégoire, M. Hablot, Mme Hadizadeh, Mme Herouin-Léautey, Mme Céline Hervieu, M. Hollande, Mme Jourdan, Mme Karamanli, Mme Keloua Hachi, M. Leseul, M. Lhardit, Mme Mercier, M. Naillet, M. Oberti, Mme Pantel, M. Pena, Mme Pic, Mme Pirès Beaune, M. Potier, M. Pribetich, M. Proença, Mme Rossi, Mme Rouaux, M. Aurélien Rousseau, M. Roussel, Mme Récalde, M. Saint-Pasteur, Mme Santiago, M. Saulignac, M. Sother, Mme Thiébault-Martinez, Mme Thomin, M. Vallaud, M. Vicot, M. William et les membres du groupe Socialistes et apparentés, 68 cosignataires · Assemblée nationale, examen en séance , déposé le 2 avril 2026

  • Amendement n° AS36 · ART. 2 · ECOS · Adopté

    Sous-amendement du groupe Écologiste et Social visant à conserver l'annualité des actions de sensibilisation en entreprise face à une réécriture de l'article 2, adopté en commission.

    Mme Sandrine Rousseau, M. Amirshahi, Mme Arrighi, Mme Autain, Mme Balage El Mariky, Mme Belluco, M. Ben Cheikh, M. Biteau, M. Arnaud Bonnet, M. Nicolas Bonnet, Mme Chatelain, M. Corbière, M. Davi, M. Duplessy, M. Fournier, Mme Garin, M. Damien Girard, M. Gustave, Mme Catherine Hervieu, M. Iordanoff, Mme Laernoes, M. Lahais, M. Lucas-Lundy, Mme Ozenne, M. Peytavie, Mme Pochon, M. Raux, Mme Regol, M. Roumégas, M. Ruffin, Mme Sas, Mme Sebaihi, Mme Simonnet, Mme Taillé-Polian, M. Tavernier, M. Thierry et Mme Voynet, 36 cosignataires · Assemblée nationale, examen en commission , déposé le 1 avril 2026

  • Amendement n° AS10 · ART. 2 · EPR · Adopté

    Amendement du groupe Ensemble pour la République réécrivant l'article 2 pour assouplir l'obligation initiale de sensibilisation annuelle en entreprise, adopté en commission.

    M. Rousset, Mme Liso, Mme Dubré-Chirat, M. Lauzzana, Mme Missoffe, M. Le Gac, Mme Le Nabour, M. Mongardien, Mme Pannier-Runacher et Mme Vidal, 9 cosignataires · Assemblée nationale, examen en commission , déposé le 27 mars 2026

  • Amendement n° 2 · Article 1er · LR · Adopté

    Amendement adopté en commission au Sénat par le groupe Les Républicains, ajoutant un dépistage du diabète de type 1 préclinique au rendez-vous de dépistage de l'enfant.

    , 24 cosignataires · Sénat, examen en commission , déposé le 4 juin 2026

  • Amendement n° 21 · Article 2 bis · LIRT · Adopté

    Amendement du groupe Les Indépendants, République et Territoires, adopté en commission au Sénat, fixant une périodicité annuelle des actions de prévention à l'école du CM1 à la fin du lycée.

    , 10 cosignataires · Sénat, examen en commission , déposé le 9 juin 2026

Les amendements en chiffres

130 amendements déposés sur ce texte : 64 adoptés, 29 rejetés, 14 irrecevables, 11 retirés, 10 tombés, 2 autres.

GroupeDéposésAdoptés
DR2424
LR2322
LFI-NFP203
ECOS144
GEST131
SOC81
SER82
LIOT51
EPR43
Autre41
LIRT31
RN11
DEM10
RDPI10
UC10

Tous les votes sur ce texte

  1. Assemblée nationale Texte de la commission mixte paritaire
    L'Assemblée nationale adopte à l'unanimité les conclusions de la CMP sur la stratégie de lutte contre les maladies cardio-neuro-vasculaires

    Adopté · 462 pour, 0 contre, 0 abstentions

Questions fréquentes

Que contient la loi sur la prévention cardio-neuro-vasculaire ?

Elle crée une stratégie nationale pluriannuelle de lutte contre les maladies cardio-neuro-vasculaires, renforce les rendez-vous de prévention existants avec un dépistage proposé aux assurés, instaure un rendez-vous de dépistage précoce pour les enfants de six ans, et impose des actions de sensibilisation en entreprise et à l'école. Elle élargit aussi les professionnels autorisés à mesurer la pression artérielle.

Quand la loi sur les maladies cardio-neuro-vasculaires a-t-elle été adoptée ?

La proposition de loi a été adoptée définitivement par l'Assemblée nationale le 20 juillet 2026, sur les conclusions de la commission mixte paritaire, par 462 voix pour et aucune contre. Elle a été promulguée le 27 juillet 2026.

Qui a voté contre la loi sur la prévention cardio-neuro-vasculaire ?

Lors du vote final à l'Assemblée nationale sur les conclusions de la commission mixte paritaire, aucun groupe n'a voté contre : tous les groupes, du Rassemblement National à La France Insoumise en passant par Ensemble pour la République, ont voté majoritairement pour, pour un total de 462 voix pour et zéro contre.

Quelles mesures concernent les entreprises dans ce texte ?

L'article 3 modifie le code du travail pour que les services de prévention et de santé au travail organisent des actions de dépistage et de sensibilisation annuelles aux facteurs de risque cardio-neuro-vasculaires, en partenariat possible avec des associations, mutuelles, institutions de prévoyance ou entreprises d'assurance. La visite médicale de mi-carrière doit également intégrer un dépistage précoce proposé au travailleur.

Le texte a-t-il été soumis au Conseil constitutionnel ?

Aucune saisine du Conseil constitutionnel n'apparaît dans le parcours du texte, dont la dernière étape connue est la promulgation le 27 juillet 2026 après le vote des conclusions de la commission mixte paritaire.

Quels amendements ont le plus marqué les débats ?

Les débats ont notamment porté sur le maintien ou non d'une obligation annuelle stricte de sensibilisation en entreprise, le groupe Ensemble pour la République ayant fait adopter en commission une réécriture assouplissant cette obligation, tandis que le groupe Écologiste et Social obtenait le maintien de son caractère annuel par sous-amendement, et que les groupes Socialistes et La France Insoumise ont vainement tenté de rétablir une obligation plus contraignante en séance.

Dossier législatif officiel

Fiche rédigée par Legiwatch avec l'aide d'une intelligence artificielle, à partir des données ouvertes de l'Assemblée nationale et du Sénat : dossier législatif, exposé des motifs, texte, amendements et comptes rendus des débats. Les citations et les chiffres sont vérifiés automatiquement dans ces sources avant publication. Une erreur ? Signalez-la.