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Lexique parlementaire

Coopération judiciaire internationale

Ensemble des mécanismes par lesquels les autorités judiciaires de différents États s'entraident pour la conduite de procédures civiles ou pénales transfrontières.

La coopération judiciaire internationale désigne l’ensemble des mécanismes par lesquels les autorités judiciaires d’États différents s’entraident pour conduire des procédures civiles ou pénales présentant un élément d’extranéité. Elle repose sur un maillage complexe de conventions bilatérales, multilatérales et, au sein de l’UE, d’instruments d’effet direct.

Coopération en matière pénale

En matière pénale, elle recouvre principalement l’entraide judiciaire (notifications, auditions, perquisitions, gel d’avoirs, transmission de preuves) et l’extradition ou la remise des personnes recherchées. Au sein de l’UE, le mandat d’arrêt européen, instauré par une décision-cadre de 2002, a remplacé l’extradition classique entre États membres : il repose sur la reconnaissance mutuelle des décisions judiciaires et opère selon des délais très courts. Eurojust facilite la coordination entre parquets nationaux, et le Parquet européen agit pour la protection des intérêts financiers de l’Union.

Coopération en matière civile

En matière civile et commerciale, la coopération porte sur la signification d’actes, l’obtention de preuves, la reconnaissance et l’exécution des décisions, ainsi que sur la détermination de la loi applicable. La Conférence de La Haye de droit international privé produit des conventions de référence (signification, preuves, enlèvement international d’enfants, protection internationale des adultes). Au sein de l’UE, plusieurs règlements harmonisent ces matières (Bruxelles I bis sur la compétence et l’exécution en matière civile, Rome I et II sur la loi applicable).

Sources européennes et internationales

Le Conseil de l’Europe a produit de nombreuses conventions (extradition de 1957, entraide pénale de 1959, blanchiment, cybercriminalité). L’ONU porte des conventions sectorielles (corruption, criminalité organisée, stupéfiants). La CJUE interprète les instruments de l’Union, tandis que la Cour européenne des droits de l’homme veille au respect des droits fondamentaux dans la mise en œuvre.

Pour les affaires publiques

  • Cartographier les instruments applicables à un dossier transfrontière donné (entreprise multinationale, contentieux pénal).
  • Suivre les négociations d’accords internationaux nouveaux et les évolutions du droit dérivé de l’UE.
  • Anticiper les obstacles fondés sur l’ordre public ou les droits fondamentaux.

Sources officielles

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