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Lexique parlementaire

Contrat de concession

Contrat administratif par lequel une personne publique délègue à un opérateur l'exploitation d'un service ou d'une infrastructure, le concessionnaire étant rémunéré par les usagers et supportant le risque d'exploitation.

Le contrat de concession est un contrat administratif par lequel une autorité concédante (État, collectivité territoriale, établissement public) confie à un opérateur économique, le concessionnaire, l’exécution de travaux ou la gestion d’un service public ou d’une infrastructure. La caractéristique essentielle de ce contrat réside dans le transfert du risque d’exploitation : le concessionnaire est rémunéré principalement ou exclusivement par l’exploitation de l’ouvrage ou du service, et supporte les aléas économiques qui en découlent.

Distinction avec le marché public

La frontière entre contrat de concession et marché public est fondamentale en droit de la commande publique. Dans un marché public, l’opérateur est rémunéré directement par la personne publique et ne supporte pas le risque lié à l’utilisation des prestations. Dans une concession, c’est l’exploitation, souvent auprès des usagers, qui constitue la source principale de rémunération. Cette distinction détermine le régime juridique applicable et les obligations de mise en concurrence.

Le Conseil d’État a précisé au fil de sa jurisprudence les critères permettant de qualifier un contrat de concession, notamment la réalité du transfert de risque.

Régime de passation

Le droit des concessions est largement issu de la transposition d’une directive européenne sur l’attribution des contrats de concession. Cette directive impose des règles de publicité et de mise en concurrence adaptées, moins formalisées que celles des marchés publics mais garantissant néanmoins la transparence et l’égalité de traitement entre candidats.

En France, ces règles sont intégrées dans le Code de la commande publique, qui fixe les seuils, les procédures et les obligations documentaires applicables aux concessions selon leur objet (travaux ou services) et leur montant.

Durée et équilibre du contrat

Les contrats de concession sont généralement conclus pour de longues durées, nécessaires à l’amortissement des investissements réalisés par le concessionnaire. La durée doit être proportionnée à la nature et à l’importance des investissements. Les conditions de modification du contrat en cours d’exécution, notamment par voie d’avenant, sont encadrées pour éviter qu’elles ne remettent en cause les conditions de la mise en concurrence initiale.

Pourquoi c’est utile en affaires publiques

La maîtrise du régime des contrats de concession est indispensable pour les acteurs publics et privés intervenant dans des secteurs comme les transports, l’énergie, l’eau ou les équipements urbains. Identifier la qualification exacte d’un contrat, les obligations de mise en concurrence et les marges de modification ouvre des leviers d’action essentiels dans les stratégies d’affaires publiques et réglementaires.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un contrat de concession ?

C'est un contrat par lequel une autorité concédante confie à un opérateur économique l'exécution de travaux ou la gestion d'un service, l'opérateur étant rémunéré principalement par l'exploitation et supportant le risque lié à cette exploitation.

Quelle est la différence entre un contrat de concession et un marché public ?

Dans un marché public, le titulaire est rémunéré directement par l'acheteur public et ne supporte pas le risque d'exploitation. Dans une concession, le concessionnaire tire sa rémunération des usagers ou de l'exploitation, et assume le risque économique associé.

Quelles règles encadrent la passation d'une concession ?

Les concessions sont soumises à des règles de publicité et de mise en concurrence issues du droit européen et transposées en droit français. Le concessionnaire est sélectionné au terme d'une procédure garantissant la transparence et l'égalité de traitement.

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